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Daniel Seto Croft
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MessagePosté le: Ven 4 Nov - 21:45 (2011) Répondre en citant Revenir en haut

    Je marchais doucement dans un étroit mais long couloir obscure, mes pas devenaient de plus en plus petits et je commençais à avoir le tournis. J'entendais des voix, des voix qui m'étaient familières mais que je n'arrivais pas à connaitre. Les voix se faisaient plus nettes, plus fortes, raisonnant avec grande force dans ma tête. Je levai les yeux au ciel, demandant l'aide d'une force supérieure dans laquelle je n'ai jamais réellement cru. J'étais quasi-sûr que personne n'allait m'aider ici, j'étais malheureusement seul. Une odeur ! Une odeur que je connaissais très bien, il fallait juste que je me creuse les méninges pour la connaitre ... cette voix, cette voix ... Une odeur de potion, de chaudron qui brûle, des morceaux de bois qui crament dans le gigantesque feu de la cheminée, c'était l'odeur de mes anciens cachots dans lesquels j'enseignais les potions. Le décor avait changé, je n'étais plus dans ce couloir étroit, mais bien à Old Poudlard. Quelqu'un frappait à la porte, la porte de ma salle de classe, j'avais cependant le sentiment que j'étais seul ici ... Je me dirigeai vers la porte, le pan de ma robe de sorcier voletant majestueusement derrière moi. Ma main se referma sur le poignet de la porte que j'ouvris vélocement. Je n'eus même pas le temps de voir de qui il s'agissait que je reçus un éclair vert droit dans la poitrine, un Avada Kedavra. Mon corps fit un vol plané, traversait toute la salle, et avant d'atterrir sur le sol ... je me levai.

    Cela faisait maintenant quelques mois que je faisais ce rêve, un rêve étrange que je n'ai jamais pu expliquer. Il faisait encore nuit, la gigantesque lune régnait encore sur le vaste ciel de l’Allemagne. J'avais loué un appartement sympa ici, et je travaillais dans un bureau d'études pour les amoureux des chaudrons comme moi avec un salaire acceptable. J'avais bien entendu changé mon nom, je m'étais crée une nouvelle vie pour être plus brève. Vous vous demandez sûrement comment Daniel Seto Croft est arrivé là, au point de changer le nom dont il avait toujours été plus que fier. Et bien, tout cela remonte à trois ans. Voilà que, comme d'habitude, des problèmes venaient faire face à l'école de magie de Old Poudlard où je travaillais à l'époque. Ce genre de problèmes, stupides et sans raison, devenait de plus en plus énervant, autant pour le personnel de l'école que pour le ministère de la magie de la Grande Bretagne. Un jour alors, et laissez-moi vous dire que je m'y attendais pleinement, le ministère a décidé de fermer une fois pour toute Old Poudlard.

    Oh, je me rappelle encore très bien de cette scène ... touchante. Le ministre de la magie, satisfait, sortait de l'école avec sa garde après avoir annoncé les nouvelles. Quelques heures après, des aurors étaient venus afin de s'assurer que tout le monde allait bien quitter le château. On voyait des parents qui étaient venus chercher leurs enfants, des élèves qui pleuraient à chaudes larmes, des membres du personnel que la tristesse avait frappé en plein visage. Moi, j'étais tellement déçu qu'aucune émotion ne put se dessiner sur mon visage. Seulement la veille, nous avions fêté le bal des rois et des reines, où trois de mes anciens amis, et en même temps créateurs des plus grands problèmes au château, étaient revenus, à citer : Marine Jonas, Marine Evans et Benjamin Percot. Aujourd'hui, ils étaient aussi déçus que moi, ça se voyait bien sur leurs visages. Je les regardai, tirant leurs valises derrière eux, ne pouvait se faire à l'idée de ne plus jamais revoir Old Poudlard. Mais quelque chose m'avait bien surpris, car j'aurais juré avoir vu Alex Milligan, un déserteur des anciens temps et un ancien membre de notre petit groupe, parmi la foule des élèves et des parents. Mais il avait si rapidement disparu que j'en étais guère sûr. Ainsi ferma Old Poudlard, et j'allai donc me réfugier en Allemagne où je devins une nouvelle personne.

    Trois ans sont maintenant passés, trois longues années vraiment désagréables. J'avais beau blâmer mes anciens amis pour la fermeture de Old Poudlard, mais ils me manquaient comme vraiment pas permis. Je les ai plus vu depuis cette maudite journée de la fermeture de l'école, chacun avait apparemment emprunté son propre chemin. Aujourd'hui, une idée folle me traversa la tête. Pourquoi ne pas aller jeter un coup d'oeil sur les ruines qu'était devenu le château de Old Poudlard ? Je ne perdais rien, en plus cela pouvait bien expliquer la raison pourquoi je faisais depuis des mois ce rêve étrange. J'enfilai un pantalon et des chaussettes propres, un tricot de laine et ma robe de sorcier bonne occasion. Je sortis de mon appartement et le froid m'enveloppa soudainement de toute part. Je me réfugiai dans une ruelle vide, obscure, et transplanai vers la France, à proximité de Beaubâtons. Quelques minutes plus tard, je transplanai vers l'Ecosse exactement devant l'ancien château de Old Poudlard. Je sentis mon coeur faire un bond, et une chaleur envahit mes joues puis le reste de mon corps. Je n'avais jamais su que ça me manquait tant que ça, jamais ! Le château n'était plus protégé par aucun enchantement. Je franchis les barrières, puis le grand portail et m'attardai pour de longues minutes dans le Hall d'entrée. Il était toujours aussi beau, aussi ... gigantesque et majestueux. Je descendis ensuite vers les cachots, puis pris le chemin de la salle de classe des potions. En ouvrant la porte, la même odeur de mon rêve me frappa en plein visage, qu'elle était bonne ! Les potions étaient toujours posés sur les tables, couverts de poussière. Mais j'entendis un Bang ! sonore provenant du Hall d'entrée. Je sortis rapidement de la salle de classe et montai les escaliers, qu'est-ce que ça pouvait bien être ? ...

Heberger image

Je viens aujourd'hui, pour la énième fois, de terminer la lecture de Harry Potter et les reliques de la mort (HP7). Et j'ai su à quel point la Saga Harry Potter a changé ma vie. J'ai grandi avec les sept meilleurs livres de toute l'histoire, et rien au monde ne me fera oublié cette aventure. Je comprends très bien que je ne pourrais plus me voir par les yeux de JK Rowling dans un autre livre. Je comprends aussi qu'il est si étrange d'être si attaché à un livre, à un petit tas de feuilles. Mais Harry Potter était plus qu'un livre, Harry Potter était le livre que j'ai lu un million de fois, et qui m'a, petit à petit, donné des ailes pour voyager dans un monde sans limites.

Adieu Harry Potter ...


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MessagePosté le: Ven 4 Nov - 21:45 (2011) Revenir en haut

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Marine Evans
élève

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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 21:38 (2012) Répondre en citant Revenir en haut

 
 
 
*Trois ans. C'est fou comme le temps passe vite. Marine n'arrivait pas - elle ne pouvait pas - oublier tous ces évènements datant d'il y a quelques années déjà. Rien. Pas même son nouveau travail d'historienne qui lui prenait tout son temps libre à Londres, encore moins ses nombreux voyages entre amis, rien ne lui permettait d'ignorer l'époque où tout était parfait. Cette époque où tout avait brusquement basculé. Comment pouvoir oublier les visages consternés de ceux qui avaient été ses meilleurs amis lorsqu'ils s'étaient quittés ? Est-ce possible de faire une croix sur ces gens ? Ces gens avec qui elle avait ri, déliré, pleuré ; ces gens qu'elle avait adoré, détesté, redouté... Et puis cette personne dont elle était délibérément tombée amoureuse. Comment ne plus entendre les derniers mots qu'ils s'étaient dit, ne plu s voir les derniers regards qu'ils avaient échanger ? C'était impossible.  

Marine poussa la vieille porte d'entrée et des rayons lumineux pénétrèrent dans le Hall d'Entrée. La silhouette élancée de la jeune femme se dessina sur le sol de pierres. Physiquement, elle n'avait pas énormément changé. Ces longs cheveux blonds ondulés tombaient en cascade sur ses épaules menues et ses yeux marron clair rayonnaient avec la lumière solaire. La seule chose qui avait changé chez elle devait être son style vestimentaire. Elle avait définitivement troqué ses anciens habits pour des nouveaux bien plus féminins, s'accordant parfaitement avec sa silhouette.  



 
Tandis qu'elle restait là, face aux grands escaliers, la jeune femme se redemanda ce qu'elle faisait ici. Pourquoi avait-elle eu ce besoin de revenir en ce lieu où vivaient ses souvenirs ? Elle devait partir étudier un cas intéressant en Grèce dans quelques heures et ne savait pas lorsqu'elle reviendrait. Elle avait pensé à cet endroit avant de partir... Trois ans... 
 
 
 
 
 
Instinctivement, elle se dirigea vers les couloirs et stoppa net à la porte d'un bureau qu'elle ne connaissait que trop bien. Ce bureau où Jonas et elle s'étaient échangé les pires insultes au monde, ce bureau du professeur des S&E, le bureau de Ben... Elle inspira profondément et appuya sur la poignée. Lorsqu'elle pénétra à l'intérieur, le choc l'envahit, elle ne put tenir. Elle s'effondra sur le sol poussiéreux tandis que des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle regrettait cette période, ces amis... Ils lui manquaient terriblement. Terriblement. Soudain, une main familière se posa sur son épaule. Marine attendit un moment avant de se retourner. Elle ne pouvait pas croire que c'était lui. Et pourtant...*
Benjamin Percot
Roi d'avant-goût
Professeur


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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 22:47 (2012) Répondre en citant Revenir en haut

 
 
 
 
  





*Des ruines... Ca ne sera bientôt que des ruines. Cela était-il vraiment possible ? Non. Jamais ça ne finirait : Il resterait là, défiant les cieux et la terre, défiant le temps et le vent. C'était plus qu'un lieu, plus qu'un chateau, plus qu'un monument. Pour Benjamin, c'était presque une personne. En tout cas, ce qui était sur, c'est que c'était une part de lui. Les sentiments venaient bon train rien qu'à penser à Poudlard. C'était la meilleure époque de sa vie, tout simplement. Oh, il n'avait pas à se plaindre de sa condition actuelle. Il avait décroché un poste d'Agent de terrain au ministère, il avait donc l'argent. Des collègues avec qui il s'entendait bien. Mais cela ne valait pas l'époque des copies, des bombabouses et de la tribue. C'était pas des collègues, c'était pas des amis. C'était des part de lui, eux aussi. Et ils avaient disparus de sa vie, cela faisait maintenant trois ans.  
 
C'était eux qui lui causait cette tristesse subite, apparaissante parfois sans qu'on ne s'y attende, sans que l'on sache pourquoi. C'était leur absence. Mais il se devait d'oublier, même si au fond de lui, il savait qu'il ne pourrait pas. Et quel cruautée qui le tirait, maintenant... 
Lui dont le travail était d'éxécuter les taches magiques dans le monde pour le comte du ministère, avait été mis au courant de quelque chose d'atroce. Le projet de détruire le batiment qu'il avait tant aimé. En effet, le chateau ne servait plus à rien, l'école ayant fermée depuis longtemps maintenant. Il fallait la détruire, dans le but d'agrandire Pré-Au-Lard. Mais comment pouvait-il demander ça, à lui, alors qu'ils savaient tout à fait à quel point ce chateau était important pour lui. C'était cruel, mais l'homme de 24 ans maintenant ne pouvait se permettre de perdre son poste et se mettre à dos son patron... 
 
Il devra le faire. Mais la destruction n'était pas immédiate, elle était prévue pour dans plusieurs heures... Il lui fallait y retourner, une dernière fois, pour se resourcer, pour méditer... et pour regretter. 
 
Un tournoiement de cape, le bruit d'un frottement de tissu, un chancellement... Et une vue. Une vue sur la splendeure à l'état sauvage. A l'état sauvage, oui, n'ayant pas été entretenu pendant trois ans. Mais le chateau de Poudlard était encore beau. Splendide, même. S'imposant de sa taille gigantesque, livrant un message aux maisons de Pré-au-Lard, disant : "Vous êtes gardés. Rien ne peux arriver". Mais bientôt, ce message s'éffacerait comme de l'encre sous une goutte d'eau, et les pierres s'éffondreraient pour prendre la dimension divine de poussières d'astres.* 
 
 
- Non... Que ... ? 
 
 
Benjamin se sentait mal. Pourquoi diable la grande porte était elle ouverte ? Elle avait été refermée, symboliquement, lors du départ il y'a 3 ans, par une magie ancienne. Personne ne pouvait l'ouvrir, si ce n'est quelqu'un qui considérait Poudlard comme son foyer. 
La magie c'était-elle attenuée avec l'age ? Peu de chance. Pourtant, il n'y avait que cette solution. L'idée que... 
 
Benjamin courut vers la porte ouverte, pénétrant dans le grand hall. Toujours aussi beau, fait de marbre, de souvenirs et d'amour. Le jeune homme avait mal au crâne, le choc était puissant, mais beau. Une larme lui montait à la joue. Un homme ne devait pas pleurer disait-on... Il ne fallait pas que cette larme coule. Le jeune homme secoua la tête, prenant une inspiration lente et profonde, fermant les yeux. Il fallait que cette larme retourne d'où elle venait. Il la sentait partir en lui. Le drame était évitée. Elle n'avait pas perlée. 
 
L'ancien professeur rouvrit les yeux. Il était toujours au coeur du hall, n'avait pas bougé. Tout était resté comme lors de son départ, si ce n'est cette couche épaisse de poussières d'oublie, poussières tristes, poussières livides. Pourtant, au milieu de cette poussière terne brillaient des traces, sur le sol. C'était des pas. Des petits pas. C'était donc ce que Benjamin craignait, ou cherchait ? Quelqu'un qui avait profondément aimé cet endroit était dans le chateau à l'heure actuelle, à en juger par la poussière qui bougeait encore sur les cotés des traces... 
 
Le souffle haletant, le jeune homme courrit alors, ne faisant plus attention. La poussière virevoletait autour de lui, soufflée par le vent de sa cape de voyages, se prenant dans ses cheveux bruns qui n'avaient que peu poussés depuis trois ans... Les pas montaient les marches, Benjamin aussi. Les pas longeaient le couloir, Benjamin aussi. Les pas tournaient à droite, Benjamin le fit. Les pas rentrèrent dans une porte sur la droite du couloir... Benjamin s'arrêta. Net. Le coeur battant à une vitesse folle, et pas seulement à cause de la course. Il entendait du bruit. Des petits bruits, sourds, tristes. Des rires controlés ? Non... De l'eau peut être ? Encore moins. Etais-ce... Etais-ce des sanglots ? Des sanglots, oui, controlées, étouffées. Benjamin termina de franchir les quelques mètres qui le séparait de la porte, et tourna dans la pièce qu'il n'avait pas encore reconnu. 
 
Quelqu'un était à genou. Une femme, blonde. Non, c'était pas ça. C'était Elle. Oui, il le sentait au plus profond de lui. Il avait peur de se tromper. Ou voulait-il se tromper ? Le jeune homme posa sa main sur l'épaule de la femme. Elle se tourna... 
 
 
 
 
La larme était tombée. 

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Ying & Yang
Marine Evans
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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 23:16 (2012) Répondre en citant Revenir en haut

 

*C'était Lui. A sa vue, le rythme cardiaque de la jeune femme s’accéléra et sa respiration devint plus saccadée. Elle avait cessé de croire que ce jour arriverait. Qu'un jour, elle le reverrait. Elle s'était faite à l'idée que ce n'était plus qu'un souvenir (magnifique souvenir, mais seulement un souvenir) témoignant de ce qu'elle avait laissé derrière elle. La seule chose qu'elle avait profondément regretté en quittant l'école il y avait trois ans désormais, c'est lui. Pourquoi n'avait-elle pas eu l'audace de lui avouer clairement ses sentiments quand l'occasion s'était présentée ? Elle revoyait encore les moments où tout aurait pu se conclure entre eux, comme lors du Bal des rois et des reines avant son départ. Bien-sûr, Marine n'avait cessé de penser à lui. Elle avait voulu lui écrire... Mais elle avait peur. Cette peur profonde qui se nouait dans son estomac lorsqu'elle croisait son regard, qu'elle entendait son nom ou qu'elle songeait à lui... Ce fut le choc de trop. Elle n'arrivait plus à contrôler ses sanglots et elle n'avait plus envie de les contrôler. Elle voulait être certaine que tout ceci n'était pas un rêve. Elle s'approcha de Benjamin... Et se blottit dans ses bras. Non. C'était réel. 


Rien que le fait de le toucher, son coeur s'emballait. Il n'avait pas énormément changé lui non plus. Elle avait envie de lui dire à quel point elle avait pensé à lui, comme il lui avait manqué... Les yeux de la jeune femme croisèrent alors les siens et dans ces moments là, ils se comprenaient sans l'aide des mots. C'était dingue, incroyable. C'était... magique.


Après un moment, Marine s'interrogea : "que faisait-il ici ?". Pourquoi étaient-ils tous les deux au même endroit, le même jour, au même moment ? Le destin ? Coïncidence ? Non, il devait bien y avoir également une raison à sa présence ici... Il y en avait une.*


- Ben... Qu'est-ce que tu fais ici... ? *chuchota-t-elle doucement.*


*Elle aurait voulu rester ici des heures entières... Des heures entières...*










Benjamin Percot
Roi d'avant-goût
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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 22:24 (2012) Répondre en citant Revenir en haut

*Les mots ne suffisaient plus. Les souvenirs, son visage occupait tout l'espace de son être. Il ne savait pas ce qu'il épprouvait avant de rentrer dans ce bureau. Il ne savait pas non plus pourquoi il était là. Sur le moment, il ne savait qu'une chose, c'est que Elle, elle était là. Marine. Marine Evans. Après tout ce temps... Tout ces souvenirs, tous ces sentiments étranges. Maintenant qu'il y repensait, il ne lui avait jamais dit clairement. Jamais il ne lui avait déclaré sa flamme avec des mots pourtants simples comme "Je t'aime". C'est dingue comment les choses primordiales peuvent être éffacées.  
 
Il avait essayé de renoncé à elle, bien sur, après son départ. Mais Benjamin savait que l'Amour, le vrai avec un grand A, n'apparaissait qu'une fois. Il s'en était tant voulu de ne pas l'avoir attrapé, de ne pas l'avoir retenu, de ne pas en avoir jalousement profité. Et elle était partie de sa vie, physiquement dû-moins, car jamais il ne l'avait vraiment oublié. Ecrire, oui, il aurait pû, mais il s'y refusait. Il avait peur. Peur de sa réaction, peur d'un rejet, peur de ses propres sentiments : Le jeune homme n'avait jamais été bon avec eux...  
 
 
Cette chaleure... Cette douceure s'éffondra alors sur lui, dans des sanglots. Benjamin, maladroitement, mettait ses bras en coupe vent autour de Marine, qui cherchait seulement du réconfort. Il voulait la serrer fort dans ses bras, ne plus la lacher, la retenire, cette fois. Mais le jeune homme n'osait pas poser ses mains sur son dos, n'osait pas la serrer contre lui, l'enlacer fort, écouter sa respiration, profiter de sa présence... Car il n'avait qu'une crainte : C'était que Marine ne s'évappore, au moindre contact, comme de la fumée. Douce fumée. Terrifiante pensée.  
 
Cependant, elle était vraiment là. Cette fois, ce n'était pas comme dans les rêves qui le rongeait depuis 3 ans : Elle ne s'évadait pas, elle ne disparaissait pas. Elle était là, son incroyable chaleure contre le torse du jeune homme. Il sentait son coeur battre en lui, s'alligner avec le sien, fusionner...  
Le jeune homme referma ses bras autour de Marine, la serrant fort, très fort contre lui, refusant qu'elle ne devienne cette brume. Il posa sa tête sur la sienne, et cette fois, pour de bon, les larmes coulaient à flots...  
 
 
- .......  
 
 
Ce qui sortait de la gorge de Benjamin n'était qu'un ammalgamme de sons. Ca ne voulait rien dire, ses cordes vocales ne pouvant s'accorder dans une telle émotion. Il se contenta donc de la serrer contre lui, le temps c'était arrêté. D'ailleurs, jamais il ne devrait redemarrer. Et tant pis pour le reste du monde, cela lui importait peu. L'important, c'était elle...  
 
Marine releva sa tête, doucement, laissant à Benjamin la chance d'observer ce visage concret qu'il avait tant rêvé. Ses cheveux d'or, doux, soyeux. Ces joues délicates, ce nez si fin, si mignon... Et ses yeux. Les yeux. Le jeune homme venait de les croiser, et il ne parvint pas à s'en défaire. Des puits sans fond, qui aspiraient le plus petit fragment de son être. Qu'importe les mots, qu'importe l'écriture, il y'avait ses yeux. C'est dans ces moments là que la baguette ne sert à rien dans l'immense magie du monde. Il regrettait tellement...  
 
Elle parla.  
 
 
- Ben... Qu'est ce que tu fais ici... ?  
 
 
Sa voix retentit au oreilles de Benjamin comme une mélodie. Douce voix. Les deux se regardaient toujours dans les yeux... Et soudain, la réalitée réaparue une fraction de seconde. Une fraction seulement, car il la chassa loin, très loin dans les méandres de son âme. Qu'aurait-il dû faire ? Tout dire et laisser la tristesse envahir ce moment divin, ou retarder le plus possible le malheur ? La réponse lui semblait logique...  
 
 
- Tu m'as tant manquée... tant manquée...  
 
 
Il se doutait que ce n'était pas vraiment ce que la jeune femme attendait comme réponse... Mais il ne pouvait pas lui mentir. Pas à elle. Benjamin passa sa main dans les cheveux doux de la jeune femme, fermant les yeux, la serrant contre lui de l'autre main. Plus tards, mots dévastateurs. Plus tard, véritée cruelle. Ce moment de douceur devait tendre vers l'éternel...  
 
 
 
 
 
  

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